Eleider Alvarez sera de retour avec Stéphane Larouche

September 25, 2021 Archives, Blog, boxe, Chroniques, Podcasts

Une exclusivité de Jeff Jeffrey, Chroniqueur boxe TVA Sports, JiC et 91.9 FM Sports.

Eleider Alvarez (25-2, 13 ko’s) ancien champion WBO des mi-lourds

Suite à sa défaite aux mains de Joe Smith Jr le 22 août 2020, beaucoup se demandait si l’ancien champion WBO des mi-lourds accrocherait ses gants. Mais au final, c’est au boxeur de prendre cette décision. Il faut seulement se souvenir de l’excellent parcours de Storm Alvarez avec des victoires sur Isaac Chilemba, Isidro Preito, Lucian Bute, Jean Pascal et Sergey Kovalev pour comprendre qu’il a encore de la bonne boxe à offrir aux fans. Après tout, il n’a que 37 ans et a pris le temps de se remettre physiquement et mentalement de son revers face à la bête irlandaise.

Bien que son ancien entraîneur, Marc Ramsay lui conseillait d’arrêter la boxe, Alvarez pense qu’il peut encore donner davantage. L’ancien champion de la WBO s’est alors tourné brièvement vers Pedro Diaz cet été avant d’orienter sa carrière avec un autre entraîneur chevronné, Stéphane Larouche qui s’est occupé des carrières de Stéphane Ouellet, Éric Lucas, Lucian Bute, Leonard Dorin, Adrian Diaconu, etc. Mais plus important encore, il a su redonner un second souffle à la carrière de Pascal. Peut-il faire de même pour Eleider?

Alvarez s’ouvre aujourd’hui sur ses dernières performances, son nouvel entraîneur, la sécurité dans la boxe et son retour sur le ring.

Jeff Jeffrey: Bonjour Eleider. Je veux revenir un instant sur ta dernière présence sur le ring avec Smith. Que ressens-tu sur cette performance aujourd’hui?

Eleider Alvarez: Je suis déçu, je ne le cache pas, mais je l’accepte, c’est la boxe.

Jeff Jeffrey : Que s’est-il passé entre toi et Marc Ramsay suite au duel contre Smith ?

EA : Il voulait que j’arrête de boxer. Je n’étais pas d’accord avec cette décision, je ne lui toujours pas. Mais ça ne veut pas dire que je suis en froid avec lui. J’adore Marc, j’ai passé 11 ans avec lui à le voir à presque chaque jour. Il est vraiment comme un père pour moi. J’ai un énorme respect pour lui. Je n’enlève rien à Joe en passant, il cogne très dure.

Mais c’est la seule fois qu’on m’a défait de cette façon, ce n’est pas une tendance. De plus, c’était au début de la pandémie quand les gyms étaient fermés et je n’ai pas eu le même type d’entraînement auquel j’étais habitué. C’était plus difficile durant le confinement. Je n’ai pas fait de sparring avec des boxeurs qui avaient le style de Joe Smith. Erik Bazinyan et Terry Osias sont de bons boxeurs, mais ça ne ressemble pas à Joe. Ajoutant à cela, aux États-Unis les gymnases étaient ouverts.

Je veux seulement prouver que je peux revenir fort.

JJ : Est-ce que c’est ton rival qui a cogné le plus dure ?

EA : C’est Edison Miranda qui m’a frappé le plus solidement en 2013. Sa puissance est terrifiante, un peu plus que Kovalev et Smith selon moi. J’ai subi une seule commotion cérébrale dans mon parcours et c’est dû à mon compatriote Miranda.

J’étais dans la voiture peu de temps après le combat et j’ai pris 2 aspirines, mais ça ne passait pas. J’ai vomi à la maison et je me suis reposé quelques temps.

Cependant, Kovalev frappe fort avec les 2 mains. Smith est très puissant avec sa droite.

JJ : Quel est ton opinion sur le décès tragique de Jeannette Zapata ?

EA : C’est malheureux que ce soit arriver. Il faut dire aussi que c’est rare, mais c’est la boxe. Ça fait partie des risques de notre discipline, elle le savait, je le sais aussi. Je suis absolument pour plus de sécurité, il faut nous protéger de soi-même sans attaquer la boxe en entier.

JJ : Est-ce que c’est une chose qui te fait peur une fois que la cloche sonne ?

EA : Non, car si je suis dominé par la peur, je ne serais pas capable de me battre adéquatement tout en me protégeant. Si tu as peur que ça arrive, ne boxe pas.

JJ : Si on revient un instant sur ta victoire sur Sergey Kovalev pour le titre ? Crois-tu qu’il t’ait sous-estimé ?

EA : Lui non, le reste du monde, oui. Donc, je voulais prouver aux gens que je pouvais le battre. J’en suis vraiment fière.

JJ : On te croyait avec Pedro Diaz cet été. Comment Stéphane Larouche est arrivé à ce stade s’y de ta carrière ?

EA : Il n’y avait pas de chimie avec Diaz. Ensuite, on m’a conseillé de discuter avec Stéphane et je suis content de nos conversations et de commencer avec un autre excellent entraîneur. Ce sera comme un second souffle. Je ne veux pas terminer ma carrière sur une défaite. Je sais que Stéphane peut m’aider à passer à un autre niveau. Ce n’est pas terminé par pour moi.

JJ : Quels sont les prochaines étapes pour toi ?

EA : Je veux faire 3 combats environ. Un ici, pour remercier les fans du Québec, un autre en championnat du monde et pour finir, un duel chez moi en Colombie devant mon peuple, à Cali ou Bogota, etc. Stéphane est d’accord avec ce plan.

JJ : Des rumeurs affirmaient que certains problèmes personnels ont dérangé dans l’aspect professionnelle et que ce n’était pas du tout évident pour toi. Aujourd’hui, tu acceptes de t’ouvrir sur cette situation délicate.

EA : C’est venu me rejoindre dans le ring. Dans mes performances contre Kovalev et Smith. Quand j’ai défendu ma ceinture contre Sergey, je n’étais pas là du tout, les gens pouvaient voir ça. Je n’avais plus de concentration, ce qui ne pardonne pas à la boxe.

J’avais des problèmes relationnelles. Il y’a eu beaucoup de chicanes à la maison et je n’était pas bien pendant un temps. J’ai réglé tout ça et aujourd’hui je suis heureux, mais ça pris du temps et un long processus.

Je suis content de dire que j’ai deux enfants québécois, Maïna Deisy et Leiden Smith.

Je sais que c’est ironique pour mon fils, le nom Smith, mais ça n’a rien à voir avec Joe Smith.

JJ : Quand remonte-il sur le ring ?

EA : Je discute avec Yvon Michel et ça devrait être pour novembre.

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